| Résumé : |
     Les histoires cocasses de ce livre sont inspirées d'auteurs grecs ou latins qui ont écrit entre le Xe siècle avant notre ère et le IIe siècle.
     Même si les dieux y apparaissent parfois de façon peu glorieuse, ils inspiraient aux Grecs anciens une crainte certaine, et pour cause ! Leur fréquentation était risquée : on pouvait à tout moment se faire enlever, noyer, transpercer, dévorer (entier ou par petits bouts), changer en oiseau, en insecte ou en arbuste, ou encore être condamné aux tourments éternels.
     Car les dieux étaient encore moins sages que l'espèce humaine qu'ils avaient créée. Capricieux, volages, puérils et parfois sanguinaires, ils se jalousaient entre eux et ne ménageaient pas les hommes. C'est donc d'abord pour survivre que les plus faibles (chez les hommes et chez les dieux) durent déployer tous leurs trésors de ruse et de sagesse.
     En écoutant les poètes chanter ces récits tragiques ou facétieux, les anciens Grecs apprenaient à connaître tout à la fois leurs dieux et eux-mêmes.
     Puis ces dieux furent détrônés, au fil du temps, par des divinités moins nombreuses. Vingt siècles plus tard, leurs aventures et leurs faiblesses tellement humaines abondent dans les livres ou au cinéma, au musée et dans la publicité, et sont devenues des références pour la psychanalyse. Elles nous permettent toujours de résister à l'ennui et au destin, et, comme à travers un miroir déformant, de rire de nous-mêmes ! |